Punitions corporelles - Qu'entend-on par « punitions corporelles » ?

Les punitions corporelles sont une forme d’éducation des enfants par les parents et/ou des personnes investies de l’autorité parentale. Dans l’étude publiée par Schöbi et Perrez (2004), elles font partie de trois catégories parmi lesquelles on compte également les interdictions et le refus d’amour.

Le Comité sur les droits de l’enfant des Nations unies (ONU) définit comme punition « corporelle » ou « physique » toute punition appliquant la force physique dans l’intention de causer des douleurs ou du mal-être, même si ce n’est que dans une faible mesure. Souvent, cela s’exprime par des coups portés aux enfants avec la main ou avec des objets tels que des ceintures, des chaussures, des cuillères en bois etc. De même, on parle de punition corporelle quand l’enfant est frappé à coups de pied, secoué, pincé, brûlé ou ébouillanté ou encore forcé à avaler quelque chose (par exemple si on lave la bouche de l’enfant avec du savon, ou si on le force à avaler des aliments épicés). Du point de vue du Comité, les punitions corporelles sont par principe dégradantes. De plus, il existe aussi d’autres punitions non corporelles qu’il convient également de classifier comme brutales et dégradantes donc, par conséquent, comme incompatibles avec la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU. Ils englobent par exemple des punitions et des actions qui dénigrent l’enfant, l’humilient, lui donnent une image négative de lui-même, en font un bouc émissaire, le menacent, lui font peur ou le ridiculisent.

Comité des droits de l’enfant, Observation générale n° 8 (2006)

 

Cependant, au cours de discussions visant à tracer une limite entre ce qui peut être toléré et ce qui ne peut pas l’être, force est de constater que les opinions sont extrêmement variées et que les lois sont divergentes dans les différents pays. Néanmoins, ce serait une erreur de minimiser ce sujet ou de l’éviter pour autant. Car, comme le disent Schöbi et Perrez (2004), la pratique incontrôlée de la punition corporelle peut être considérée comme un signe avant-coureur de la maltraitance physique des enfants.

 

D’une manière générale, les châtiments physiques peuvent être considérés comme atteinte à l’intégrité corporelle d’une personne – dans le cas présent, d’un enfant ou d’un adolescent – qui vise à faire souffrir l’enfant afin qu’il ne montre plus un certain comportement.